Thérapie par le jeu : des parents à l’épreuve du handicap

La thérapie par le jeu :

Aux Etats-Unis, au Canada ou en Suède c’est une évidence : en France ça ne l’est pas ! Aujourd’hui, Priscilla Laulan-Carret, fondatrice de l’association Ludosens, nous explique comment à partir du handicap de sa fille, elle a créé Ludosens : une association et ludothèque numérique spécialisée qui aident de nombreux parents et  professionnels à la recherche d’outils pour aider des enfants présentant des troubles de l’apprentissage, “qui n’apprennent pas comme les autres”. La thérapie par le jeu est un vrai enjeu !

Dans cet article, vous pourrez :

  1. Visionner la vidéo de l’interview
  2. Ecouter ou télécharger l’intégralité de l’interview en podcast, téléchargeable en MP3 en cliquant sur ce lien 
  3. Télécharger le PDF (en bas de l’article)

 

Violaine : Bonjour Priscilla. Alors j’aurais souhaiter que tu nous parles de ton parcours, qui est très intéressant, et que tu nous dises ce qui t’a amené à créer Ludosens.

Priscilla : Oui, bonjour. Alors moi, j’ai un parcours un peu atypique parce qu’à la base je travaillais dans le monde de la solidarité, surtout à l’étranger, et ma petite fille a eu un diagnostic de troubles autistiques quand elle avait 3 ans. Et j’ai choisi de la stimuler énormément par le jeu, pour qu’elle sorte de son monde, pour qu’elle puisse rentrer dans les apprentissages scolaires et communiquer de manière la plus adaptée possible. J’ai donc été assez convaincue du fait que l’utilisation du jeu était une clé en tant qu’approche thérapeutique ; qu’il y avait des jeux qui pouvaient aider énormément les enfants quand ils sont utilisés au bon moment, en fonction du stade de développement de l’enfant.

Donc, je me suis inspirée de ce qui avait été mis en place autour de ma propre fille et puis je suis aussi partie du constat que le matériel pédagogique, que ce soit pour le développement vers l’autonomie de l’enfant ou que ce soit pour les apprentissages scolaires était cher ; que c’était très chronophage pour les familles d’aller chercher le bon jeu au bon moment.

J’ai donc souhaité essayer de créer cette association, parce que Ludosens est une association, pour guider les parents mais aussi les professionnels, qui sont à la recherche de jeux adaptés, qui sont à la recherche d’outils pédagogiques spécialisés, alternatifs, pour des enfants qui ont des difficultés d’apprentissages, qui n’apprennent pas comme les autres.

Donc Ludosens aujourd’hui, il y a eu des évolutions. Parce que le service de départ, c’est vraiment l’achat et la vente d’occasion de jeux adaptés… donc :

  • des jeux d’inspiration Montessori
  • des jeux autour des émotions,
  • des jeux autour de la structuration de la pensée logique

Donc des jeux qui peuvent vraiment servir à tous les enfants et qui ont un vrai potentiel éducatif pour tous les enfants.

On est parti donc de cette plate-forme d’achat et de vente d’occasion, avec cette idée de blog où les professionnels ou les parents ayant eu une initiative remarquable, pouvaient être interviewés.

On a fait des interviews. Des professionnels très variés ont été interviewés. Que ce soit des psychologues, soit des orthophonistes avec des méthodes spécifiques, ils ont tous comme dénominateur commun d’avoir une approche ludique. Et puis, on a aussi interviewé des parents qui on a eu une initiative remarquable.

Par exemple, des parents qui ont créé des maisons d’édition indépendante, alternative. Une maison d’édition qui n’édite que des livres sur la différence, sur la différence quelle qu’elle soit. Ou une maison d’édition qui crée des livres tactiles, partant d’enfants qui ont un handicap visuel, mais ce sont des livres qui sont absolument magnifiques, qui peuvent servir à tous. Ou alors un papa qui a écrit un livre : son fils est porteur de trisomie 21 et il a écrit un livre sur la différence et l’inclusion à l’école.

Bref, des parents qui ont eu une initiative remarquable. Donc ça, c’était le service de départ.

C’est ce qu’on a commencé à créer il y a un an, en novembre 2015, qu’on a fait vivre pendant un an. Et puis, au fur et à mesure des rencontres, l’activité s’est enrichie.

J’ai rencontré notamment des personnes très investies dans tout ce qui était pédagogie alternative, donc là, plus dans le domaine de la scolarisation.

Toujours l’approche ludique, si on s’appelle Ludosens, c’est vraiment l’approche ludique qui nous intéresse, que ce soit pour l’autonomie, que ce soit pour développer les compétences quelles qu’elles soient jusqu’à un niveau scolaire avancé.

J’ai donc rencontré des personnes spécialisée dans la pédagogie adaptée, pour des enfants porteurs de handicap, pour des enfants porteurs de trouble DYS et donc, on a commencé à travailler sur des outils alternatifs, scolaires, pour mieux mémoriser certains apprentissages : l’orthographe, les maths, et donc on a travaillé là-dessus. Voilà. Donc ça a été une nouvelle activité qui a été développée ; Et puis on a développé une grande ludothèque numérique avec toujours le même type de jeux c’est-à-dire qu’on prête des jeux.

Donc toute une catégorie de jeux :

  • des jeux sur les habilitées sociales
  • des jeux sur les interactions sociaux
  • les scénarios sociaux
  • les émotions

Et énormément d’école sont en demande de ce type de jeux, parce que finalement ça a été peu valorisé, l’expression des sentiments donc, ce n’est pas forcément pour des enfants qui ont des troubles autistiques. Ca peut faciliter l’inclusion d’un enfant qui est porteur de troubles autistiques dans une classe mais tous les enfants ont besoin de mieux reconnaître leurs émotions, de bien connaître les émotions des autres pour déjà se sentir à peu près lucide et en paix à l’intérieur de lui-même. Et donc ces jeux sont vraiment importants.

Et puis, des jeux plus sur la structuration de la pensée logique. Donc des jeux qui vont vraiment favoriser la rentrée dans les maths donc sur

  • l’organisation dans l’espace
  • l’organisation dans le temps
  • la numération
  • des jeux où il y a beaucoup de manipulation (et donc ça c’est aussi c’est des outils très précieux)
  • Et enfin, toute une catégorie de jeux plus sur la sensorialité, l’éveil sensoriel

Donc là c’est vraiment des jeux qui vont de 18 mois jusqu’ à un âge avancé. Après ça peut être utilisé, je dirais que même un adulte qui aurait besoin de mieux sentir son corps, enfin il y a plein de choses à faire avec ce type de matériel …

Donc ce sont des outils qu’on peut retrouver chez Montessori, parce que il y a l’appréhension du monde à travers les cinq sens.

Ils sont disponibles à cette ludothèque. Donc ça va être :

  • des parcours de motricité
  • des balles
  • des kits de massage sensoriel etc.
  • il y a plein de choses nouvelles.

Comme dernière activité, on fait des ateliers ludiques, alors ça c’est plutôt à l’échelle effectivement du Sud Ouest.

Ce sont des ateliers autour de l’éducation émotionnelle, autour de l’éveil sensoriel… et c’est auprès de parents qui sont concernés par le handicap, mais aussi de parents qui ne sont pas concernés par le handicap et qui ont envie de travailler l’intelligence émotionnelle chez leur enfant, les émotions…

Alors on a plein de façon de travailler sur les émotions. Avec des marionnettes à émotions, avec des photos, des dessins à colorier, pour aider les enfants à reconnaître leurs émotions, à les exprimer, à identifier celles des autres, à communiquer de manière pacifiée avec leurs camarades.

Et finalement, si on y réfléchit bien, ces ateliers sont un peu une entrée dans la psychologie positive, c’est vraiment les bases quoi. Ca prépare les enfants à devenir des adultes, peut-être pas comme ce que nous avons été où les émotions n’étaient pas valorisées où il ne fallait pas les montrer, où il fallait toujours être maître de soi.

Là, on a à cœur que les enfants apprennent à accueillir leurs émotions, à les exprimer, de manière adaptée. Donc c’est aussi préparer l’enfant en devenir et à se sentir plus en en paix avec ce monde là, en tout cas. On fait donc des ateliers ludiques autour de l’éveil sensoriel pour montrer en quoi c’est important aussi de d’appréhender le monde de cette manière là.

C’est vrai qu’on a tellement valorisé l’intelligence de base c’est-à-dire l’approche logico mathématique, c’est une redécouverte de pouvoir valoriser les autres types d’intelligences et donc c’est pour ça que c’est des ateliers que l’on fait auprès de publics variés.

On est parti du handicap mais finalement c’est plus large !

Et puis, on fait aussi des formations en France qui sont, comme je l’ai dit tout à l’heure, soit :

  • sur la pédagogie adaptée, des outils alternatifs pour les apprentissages scolaires, pour les enfants DYS, des enfants à troubles autistiques
  • Soit les grands stades du développement chez l’enfant
  • handicap et Montessori : en quoi le matériel Montessori peut être une clé d’entrée pour accompagner l’enfant dans son autonomie, etc.

Et donc pour les aspects de prêt de jeux, on est sur le Sud-Ouest, mais ça reste une ludothèque très spécialisée.

Le prêt de jeux peut s’accompagner de formation donc, si une structure est à Toulouse, par exemple : Toulouse c’est à 2h de Bordeaux, s’il y a une formation qui se greffe au prêt de jeux, c’est quelque chose que l’on peut envisager. Après, on reste dans un périmètre de deux heures maximum.

On fait aussi des ateliers vraiment spécifiques sur le handicap pour des parents qui ont vraiment une demande. Et alors là, c’est très spécifique. C’est : mon enfant a besoin de travailler sa motricité fine, donc nous on apporte du matériel autour de la motricité fine et on va donner des conseils aux parents pour qu’ils puissent continuer à le faire travailler à la maison.

Violaine : Je voulais revenir sur ton parcours de parents avec ta fille, je voulais savoir comment tu en arrives aujourd’hui à cette expertise la, là où jeune parent, tu découvres le handicap de ta fille. Quelle est ta force ? Qu’est qui … ? J’imagine que tu as dû te renseigner à droite à gauche … etc. ?

Priscilla : Oui, alors, je suis une personne qui cherche des solutions, quand il y a un problème quand… je ne suis pas quelqu’un d’une nature fataliste, je suis plutôt à essayer de trouver des solutions face a une situation.

Donc là, lors du diagnostic, effectivement il y a toujours une phase de choc, une phase d’acceptation. On s’est posé des questions quand ma fille a eu deux ans parce que le langage tardait à venir, on compare toujours avec les autres enfants, et puis on se raccroche à des détails.

La caractéristique des troubles autistiques sais que c’était un handicap invisible, c’est-à-dire que… Le handicap ne se voit pas sur le visage. Je ne dis pas ça parce que c’est ma fille, mais ma fille a toujours été ravissante, très jolie, très souriante, donc on ne pouvait pas tellement se douter de quoi que ce soit. Et c’est simplement le langage qui a été un peu la clé pour se rendre compte qu’il y avait sans doute un souci. Donc on a eu le diagnostic, et il y a eu une phase de six mois un peu d’accueil du choc de la nouvelle on va dire.

Et puis j’ai mis en place une méthode à la maison, qui s’appelle la méthode des trois i : Intensifs, Interactif et Individuel.

Violaine : Et cette méthode tu l’avais découverte comment ?

Priscilla : Je m’étais renseignée, en fait. L’orthophoniste m’en avait parlé. Il y avait une famille à 10 minutes de là où j’habitais qui avait mis ça en place, donc jamais été voir une réunion chez cette famille là. Enfin, j’ai été cueillir les informations là où je pouvais les cueillir, je suis allée me former sur Paris.

 Souvent les parents, c’est souvent d’eux, enfin moi c’est vraiment ce dont je me suis aperçue pendant ces 10 dernières années : c’est que les parents qui sont concernés par la différence de leur enfant, quelque soit la différence, ils sont portés par l’amour qu’ils ont pour leurs enfants, donc ils vont se dépasser.

C’est un parcours de dépassement.

 Et souvent, ça donne des personnes qui crées des choses, parce qu’elles se rendent compte de ce qui manque dans la société, et dieu sait qu’il manque des choses ! Ils se rendent compte de tout un tas de problématiques que les autres ne voient pas, parce qu’ils ne vivent pas la chose de l’intérieur. Donc, on ne peut pas soupçonner, quand on n’est pas concerné, on ne comprend pas, on ne sait pas trop, on est extérieur à tout ça. C’est le fait de le vivre qui fait qu’on se rend compte de tous les manques. Et dans le domaine de l’autisme il se trouve que c’est encore plus flagrant qu’ailleurs, parce que la France a 40 ans de retard !

Donc il y a tout un tas de choses qui manquent, et donc il faut être un peu pionnier, un peu avant-gardiste, parce que sinon…

La thérapie par le jeu, il y a très longtemps aux États-Unis et au Canada qu’ils ont cette approche-là. En Suède, en Italie, même au Pays-Basque espagnol, il y a vraiment une approche éducative, alors qu’en France on reste sur une approche sanitaire. c’est-à-dire qu’il y a encore des personnes, alors souvent des gens d’un certain âge, qui ont travaillé ou qu’ils sont encore dans le moule, l’empreinte, d’un ancien boulot d’éduc spé ou quelque chose comme ça, qui vont encore utiliser les termes de « psychose infantile », ce qui est aberrant !

C’est affligeant de voir combien la France est en retard et à quel point il y a une méconnaissance… Alors ça commence à bouger, mais je dirais que c’est extrêmement récent. On va on va être en 2017, c’est vraiment une stagnation totale, et donc, c’est que depuis quelques temps là, qu’il y a un tout petit peu des choses. Il y a Josef Schovanec qui fait des choses remarquables, qui est une personne autiste Asperger et qui est très médiatisé, donc il parle beaucoup de l’autisme, il fait des choses extrêmement positives. Voilà, il y a quelques personnes comme ça, qui vont avoir un impact extrêmement positif qui vont commencer à en parler un peu plus, et faire reculer les préjugés… Bon il y a tellement de choses à faire, on essaie de les faire reculer un peu, mais le fossé est tellement énorme, il y a eu tellement de retard et tellement de choses inadaptées qui ont été faites, un tel gâchis humain pendant des années qu’il y a énormément de choses à faire.

Donc, La thérapie par le jeu, ailleurs c’est une évidence, en France ça ne l’est pas.

Quand vous allez dans un CMP, parfois les salles sont vides. Vous avez trois bouts de ficelle, vous avez 1 ou 2 cubes, enfin, c’est d’une pauvreté incroyable ! Il ne se passe rien… Enfin, voilà c’est vrai que bon, c’est assez incroyable quoi, comme c’est pas adapté.

Donc les parents, très souvent ont des initiatives. Il y a tout un tas de d’associations qui ont été créés ou d’initiative ou de blog ou de méthode qui ont été crés par des parents, et c’est par-là que vient le changement, c’est pas par l’État ni par des institutions, c’est par les parents !

Donc les parents créent des choses et ces structures, ces initiatives, ces idées, ces projets méritent vraiment d’être mis en avant, parce que ce sont des bouts de solution, et mis les uns à côté des autres, et bien on arrive petit à petit à avoir quelque chose de bien. Alors ce sont des parcours très riches, comme je le disais tout à l’heure, ça amène le dépassement de soi. Vous ne pouvez pas rester dans votre petit coin, dans votre petit confort sans vous poser de question. Donc, c’est un chemin dont les résultats sont infiniment gratifiants et c’est une source, c’est d’une richesse incroyable, pour sa propre évolution personnelle, c’est d’une richesse incroyable parce que ça change notre rapport au monde, ça change notre rapport à tout.

On est plus les mêmes personnes quand on passe par ce chemin.

Alors après, moi, Ludosens correspond aussi à un moment de ma vie charnière où il se trouve que j’ai quitté l’emploi que j’occupais. Depuis deux ans, j’ai quitté l’emploi précédent et j’ai créé Ludosens.

Violaine : Aujourd’hui, elle a quel âge ta fille ?

Priscilla : Ma fille à neuf ans aujourd’hui, donc en fait toute la méthode dont j’ai parlé tout à l’heure que j’ai mis en place, la méthode des trois i s’est terminée en juin 2014 et tant que j’étais sur la méthode le projet Ludosens n’avait pas encore mûri dans ma tête.

Violaine : Donc tu travaillais avec ta fille sur cette méthode et tu travaillais en parallèle… ?

Priscilla : Avec des bénévoles qui venaient nous relayer et qui faisaient des séances de stimulations dans une salle de jeux aménagée. Donc, il y a eu une évaluation avec une psychologue qui a évalué les progrès de Noélie. Et quand on est arrivé en haut de l’échelle, où on était arrivé à une communication intéressante et adaptée, et bien on a arrêté la méthode. D’autant plus que d’autres choses peuvent prendre le relais. C’est-à-dire que la méthode a été très très adaptée au début à Noélie et après c’est d’autres choses qui sont venus prendre le relais.

Donc j’ai créé Ludosens, comme je l’ai dit, parce que j’estimais que les jeux étaient trop chers, à la fois pour les parents, mais qu’il y avait aussi une connaissance à diffuser, pour que tout le monde puis s’en emparer, puissent se les approprier et que ça ne soit pas quelque chose de confidentiel.

Quand on va dans un forum ou dans un événement, très souvent les gens ne connaissent pas les jeux dont on parle, ils découvrent : « ah c’est super » ! Ça crée une émulation et sorti de ce que l’on retrouve dans les enseignes classiques et ce qu’on offre à Noël, ces jeux là ne sont pas forcément connus.

Ils sont très connus des orthophonistes et des psychomotriciens, parce que c’est leur matériel de travail…et pourtant l’orthophoniste c’est une demi-heure par ce jour pour un enfant, donc ce n’est pas suffisant pour le faire évoluer. Voilà.

Violaine : Oui donc, ta fille aujourd’hui a neuf ans, elle est rescolarisée…

Priscilla : Oui, elle est rescolarisée, elle est en CE2, elle est en milieu ordinaire. Donc je continue à toujours beaucoup utiliser le jeu pour favoriser ne serait-ce que la progression dans les apprentissages scolaires, ou des choses particulières qu’elle a besoin de travailler, et oui ça reste un outil privilégié, oui.

Violaine : Et bien, merci Priscilla pour cette interview, pour plus de renseignements, vous pouvez consulter la plate-forme de Ludosens : www.ludosens.com

Vous pouvez télécharger cet interview en PDF. Cliquez-ici.

Si cet article vous a plu, s’il vous a interpellé, n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires ci-dessous.

Et sinon, partagez-le à vos contacts 🙂

 

2 thoughts on “Thérapie par le jeu : des parents à l’épreuve du handicap

  1. Le handicap est difficile a appréhender lorsque l’on fait fasse à l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille, merci pour votre article qui est d’un formidable soutien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *